Variations en ligne. Enfin, en quelques unes…

Il y a les lignes parallèles, les perpendiculaires, les médianes, les médiatrices, les transversales…

Il y a aussi la ligne de départ. Les lignes ascendantes avec leur cortège d’atavismes et la ligne collatérale pour jouer l’été avec ses cousins, par exemple, au pilote de ligne. À la sonnerie, se ranger en ligne. Lignes des cahiers, petits ou grands carreaux. Combien de lignes dans cette dictée ? Lignes en prose ou lignes en vers à réciter. Deux lignes discrètement échangées. Lignes copiées comme punition. Addition en ligne ou posée. La ligne qui se change en droite, segment ou vecteur. Tirer à la ligne pour avoir tiré au flanc.

Et l’histoire dans ses grandes lignes, bataille en ligne en 1515, ligne Maginot et ligne de démarcation en n’oubliant pas la ligne bleue des Vosges. Lignes géographiques, équateur et tropiques, méridiens et parallèles qui font rêver. Lignes d’eau des navires, de chemin de fer ou des longs courriers. Ligne blanche discontinue pour doubler. Ligne de force. Être en première ligne. Les faire bouger. Mépriser la ligne de touche. « J’ouvre la ligne, – je la bouche… / Tiens bien ta broche, Laridon ! / À la fin de l’envoi je touche » pour vantardise assumée. Suivre à la ligne pour éviter d’oser.

Et puis il y a la ligne de vie, la ligne de cœur. Avoir en ligne de mire. Ligne de front. S’en tenir à sa ligne de défense. Ligne de conduite. La ligne qu’il faut savoir rompre. Parfois donner de la ligne et essayer de lire entre les lignes. La nouvelle ligne qui sort. La ligne à garder. Les lignes comptables et budgétaires. Les lignes du front qui se creusent. La ligne de faille, de rupture. Franchir la ligne. Ligne de fuite. Point à la ligne ?

Justice en ligne, pourquoi pas… Mais laquelle ?

Image : La Linea, Osvaldo Cavandoli

Article précédent

article Suivant